Les toxines

Plusieurs toxines peu communes peuvent causer des dommages au cerveau qui se concentrent dans la région du contrôle moteur appelée les noyaux gris centraux. La dystonie peut être l’un des symptômes importants qui se manifestent chez les personnes qui sont exposées, mais ces personnes manifestent rarement une « dystonie pure ». En d’autres mots, la grande majorité des personnes exposées aux toxines (à titre d’exemple, le manganèse, le cyanure et l’acide 3-nitropropionique) ont d’autres problèmes neurologiques liés à la dystonie. La caractéristique la plus commune chez ces personnes est sans doute la présence du syndrome parkinsonien.

Diagnostic

Plusieurs causes attribuées à la dystonie secondaire se fondent sur les antécédents de la personne atteinte ou sur des caractéristiques subtiles des symptômes et n’ont aucune marque particulière diagnostique, radiologique, sérologique ou autre marque pathologique.

Traitement

Les médicaments oraux sont souvent le traitement de choix pour la dystonie secondaire. Bien qu’il n’existe pas de médicament universel qui puisse aider un très grand nombre de personnes, il existe plusieurs médicaments qui peuvent être utiles. Parmi ces médicaments oraux, mentionnons la lévodopa, le trihexyphénidyle, le clonazépam et le baclofène (par voie orale et intrathécale, plus particulièrement pour la dystonie et la spasticité). La personne atteinte peut également prendre une combinaison de ces médicaments.

Les injections de toxine botulique peuvent être utilisées pour traiter des régions particulières du corps qui peuvent être touchées, comme le cou, la mâchoire, les mains ou les pieds.

Des interventions chirurgicales peuvent être appropriées pour les personnes qui ne répondent pas aux médicaments et aux injections de toxine botulique. Mentionnons les interventions ablatives, comme la pallidotomie et la thalamotomie, le baclofène intrathécal et la stimulation cérébrale profonde.